Interviews — 21 June 2013 at 15 h 38 min

Interview de Brahim Iddouch

Interview Brahim Iddouch

Brahim Iddouch revient avec nous sur son incroyable saison 2012, ainsi que sur sa récente intégration au team de la prestigieuse marque de bodyboard, PRIDE, avec qui le champion marocain a signé un contrat de sponsoring.

IDDOUCH

Comment as-tu été mis en contact avec PRIDE?

Suite à mes réalisations en 2012, l’ancien directeur RIP CURL MAROC, Mr Erwan,  m’a proposé de négocier un contrat avec PRIDE, que Rip Curl commercialise au Maroc. J’étais à Rio De Janeiro lorsqu’Imanol ARRIZABALAGA de PRIDE m’appela pour me parler de ce sponsoring. La perspective d’aligner mon nom à celui d’une marque telle que PRIDE, m’énormement motivé, Résultat : J’ai remporté ma première compétition IBA au RIO BODYBOARDING PRO !

Signer avec la marque Pride en même temps qu’une pointure telle que Jared Houston, ca doit être grisant, non ?

Petite rectification, j’ai signé mon contrat avant Jared Houston ! Sincèrement, tout est éblouissant ! Lors du début de ma carrière sportive, je ne m’imaginais pas faire partie du même team que Jared, Pierre louis Costes ou Amaury Laverhne. Ce sont de grands noms ayant marqué l’histoire du Bodyboard.

As-tu choisis la composition de tes planches ou était-ce une proposition du shapeur ?

Je n’ai laissé aucun détail au hasard, j’ai choisi moi-même la composition de mes planches. Après m’être concerté avec Pierre Louis Costes et Amaury Laverhne que je remercie infiniment, j’ai combiné entre les modèles de ces deux pros du bodyboard pour constituer les détails de mon pro model.

J’ai donc choisi comme matière du PP Core. Comparé au Polyéthylène, la densité du polypropylène est moindre, mais sa rigidité et sa dureté sont accrues. Pour les eaux moins froides comme celles du Maroc, le PP est idéal. Pour ce qui est des Rails, les mesures 60/40 permettent de prendre la bonne trajectoire et ne pas glisser sur la paroi de la vague. Plus l’angle est aigu plus la planche accroche dans la vague, ce qui assure une meilleure glisse. En ce qui concerne les tailles de la planche, quand la taille de la vague est grande, je surfe avec une planche 40, inversement, pour les petites vagues je prends une 41.

Comment se passe pour toi la vie dans le tour ?

Que dire de tous ces surfs-trips… Ma vie se résume au surf, à l’entrainement et au divertissement avec l’élite des bodyboarders. L’ambiance est vraiment géniale. Au quotidien, je côtois la crème de la crème comme on dit, et jour après jour, je ne cesse d’apprendre. Nouvelle astuces, nouveaux amis, nouveaux modes de vie, nouvelles cultures, nouvelles langues… L’IBA World Tour est vraiment passionnant.

Brahim bien calé à Arica (Chili), une vague qui l'a propulsé sur le devant de la scène l'an dernier
Brahim bien calé à Arica (Chili), une vague qui l’a propulsé sur le devant de la scène l’an dernier. Arica 2013, photo: Gastao Entrudo

Quels sont tes objectifs sur le tour IBA ?

L’année 2012 fut pour moi l’année de gloire, suite à mon classement en tant que premier mondial dans le circuit des Qualified Series. Une expérience fascinante pendant laquelle j’ai appris à surfer les vagues les plus dangereuses du monde. Aujourd’hui je dispute mes séries contre les ambassadeurs du bodyboard, je fais partie désormais du TOP 24 et c’était un rêve pour moi.  En ce qui concerne l’année 2013 et comme c’est ma première saison dans ce circuit là, mes objectifs seront simples : acquérir plus d’expérience et faire le  maximum pour me requalifier la prochaine saison.

Avec toutes ces compétitions et ces voyages, as-tu le temps de passer un peu de temps avec ta famille et tes proches ?

Le Maroc me manque, Tamraght me manque, les tagines aussi et mes proches encore plus.. Mais j’arrive à leur parler quotidiennement par internet. Je compte passer le mois sacré de ramadan chez moi, ça me fera un mois de repos. Vivement les retrouvailles.

Quels est ton meilleur et ton pire souvenir pendant le tour ?

Le meilleur : Ma qualification au TOP 24 après un an de participation seulement !

Le pire : Hawaii 2013. Alors que j’avais la priorité pendant les 4 dernières minutes, l’une des meilleures séries sont passées. J’ai voulu donc assurer une dernière vague. Malheureusement mes deux rivaux ont réussi les deux vagues qui suivaient la mienne,  ce qui entraina ma disqualification pendant les dernières secondes du Heat. GRANDE DECEPTION.

Même à Arica, les barrels ne suffisent pas pour gagner. Brahim sait se montrer engagé, même dans les vagues de classe mondiale. Arica 2013
Même à Arica, les barrels ne suffisent pas pour gagner. Brahim sait se montrer engagé, même dans les vagues de classe mondiale. Arica 2013

Un petit mot pour les jeunes bodyboarders qui te suivent et aimeraient suivre tes traces

Pour tous les riders qui désirent participer au circuit, la motivation est la clé de réussite. Il ne faut jamais baisser les bras et se dire que nous n’avons pas notre place dans un circuit de taille. J’ai commencé avec mes propres moyens jusqu’à ce que je puisse en arriver là. Hamdoulah aujourd’hui, on voit que le nombre de marocains inscrits dans les championnats européen et mondial augmente petit à petit. Cela crée une vraie atmosphère « M’ghribia » et qui dit bonne ambiance dit motivation maximale.

Pour tous ceux qui me suivent, je peux dire que partout où je vais, organisateurs, speakers et compétiteurs me disent que les fans marocains sont de plus en plus actifs sur les réseaux sociaux. Chers Marocains, je vous aime tous. Merci pour tous ces encouragements !

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